ArticleD8222.8 En vigueur depuis le 01 mai 2008 - AUTONOME. Les documents et attestations énumérés à l'article D. 8222-7 sont rédigés en langue française ou accompagnés d'une traduction en langue française. « Article D8222.7 ARTICLE PRECEDENT. Téléchargement illimité du code du travail au format PDF pendant 1 an.
Articles D. 8222-4 et D. 8222-5 du Code du pour toute opération d'un montant au moins égal à 3000 euros Attestation fournisseur qui permet aux entreprises de faire la preuve auprÚs de leurs donneurs d'ordre qu'elles respectent leurs obligations déclaratives et de paiement des cotisations sociales. Paquet de 25 liasses dupli. Format 21 x 29,7 cm Réf. LCTD1
les piĂšces prĂ©vues aux articles D. 8222-5 ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail — si l'attributaire est Ă©tabli en France, les attestations et certificats dĂ©livrĂ©s par les administrations et organismes compĂ©tents prouvant qu'il a satisfait Ă  ses obligations fiscales et sociales ou un Ă©tat annuel des certificats reçus;
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32432 et R. 3243-1 du code du travail (dans le cas oĂč le candidat emploie des salariĂ©s, conformĂ©ment Ă  l'article D. 8222-5-3° du code du travail) (si cette dĂ©claration n'est pas dĂ©jĂ  demandĂ©e dans le cadre du formulaire DC1, ci-aprĂšs) -Si le candidat est Ă©tabli ou domiciliĂ© Ă  l'Ă©tranger, une dĂ©claration sur l'honneur du candidat

PubliĂ© le 04/01/2016 04 janvier janv. 01 2016 Dans deux arrĂȘts d’AssemblĂ©e PlĂ©niĂšre du 6 novembre 2015 la Cour de cassation est venue prĂ©ciser quel document le donneur d’ordre doit se faire remettre par son sous-traitant afin de remplir son obligation dite de vigilance ».1- Le cadre lĂ©galAfin de lutter contre le travail dissimulĂ©, l’article du code du travail impose au donneur d’ordre une obligation de vĂ©rification de la rĂ©gularitĂ© de la situation de ses sous-traitants au regard de la lĂ©gislation sociale lorsque l’opĂ©ration porte sur un montant d’au moins hors taxes article du code du travail, modifiĂ© par le dĂ©cret n°2015-364 du 30 mars 2015 relatif Ă  la lutte contre les fraudes au dĂ©tachement de travailleurs et Ă  la lutte contre le travail illĂ©gal ; auparavant le montant Ă©tait fixĂ© Ă  cas de non-respect de cette obligation la sanction peut-ĂȘtre lourde puisque si le sous-traitant fait l’objet d’un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ©, le donneur d’ordre sera tenu solidairement avec son sous-traitant au paiement des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations dus par celui-ci au TrĂ©sor ou aux organismes de protection sociale » article du code du travail.Lorsque le sous-traitant est Ă©tabli Ă  l’étranger, le donneur d’ordre est considĂ©rĂ© comme ayant procĂ©dĂ© aux vĂ©rifications imposĂ©es s’il se fait remettre, lors de la conclusion du contrat et tous les six mois jusqu’à la fin de son exĂ©cution, un certain nombre de documents listĂ©s par l’article du code du rang des documents qui doivent ĂȘtre remis en toute hypothĂšse figure au 1°, b Un document attestant de la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du cocontractant au regard du rĂšglement CE n° 883/2004 du 29 avril 2004 
 ».Il sera rappelĂ© qu’un salariĂ© travaillant habituellement dans un Etat membre de l’Union EuropĂ©enne ou dans un Etat membre de l’Espace Ă©conomique europĂ©en ou en Suisse, et dĂ©tachĂ© dans l’un de ces Etats, reste soumis Ă  la lĂ©gislation sociale du pays dans lequel il travaille habituellement si le dĂ©tachement n’excĂšde pas 24 mois. Le formulaire A1 ancien E101, qui doit ĂȘtre demandĂ© par l’employeur ou le travailleur, atteste de la lĂ©gislation applicable Ă  un travailleur et confirme qu’il n’est pas soumis Ă  la lĂ©gislation du pays dans lequel il renvoi fait par l’article Ă  un document », sans autre prĂ©cision, Ă©tait source d’insĂ©curitĂ© juridique dans la mesure oĂč il pouvait donner lieu Ă  des interprĂ©tations deux arrĂȘts d’AssemblĂ©e PlĂ©niĂšre du 6 novembre 2015, la Cour de cassation est venue prĂ©ciser comment devait s’entendre cette notion. 2- Les arrĂȘts du 6 novembre 2015Dans l’affaire ayant donnĂ© lieu aux arrĂȘts du 6 novembre 2015, une sociĂ©tĂ© de droit français ci-aprĂšs la sociĂ©tĂ© » avait confiĂ© une partie de son activitĂ© viticole Ă  une entreprise de droit portugais ci-aprĂšs le sous-traitant ». Cette derniĂšre avait fait l’objet de procĂšs-verbaux pour travail que la sociĂ©tĂ© ne s’était pas assurĂ©e de la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale de son sous-traitant, la MSA avait rĂ©clamĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© le paiement des cotisations sociales non payĂ©es par le sous-traitant, en application des rĂšgles relatives Ă  la solidaritĂ© financiĂšre du donneur d’ cette solidaritĂ©, la sociĂ©tĂ© a formulĂ© une rĂ©clamation devant la commission de recours amiable, qui a rejetĂ© sa demande. L’affaire a ensuite Ă©tĂ© portĂ©e devant le Tribunal des affaires de sĂ©curitĂ© sociale TASS puis devant la Cour d’appel, qui ont donnĂ© raison Ă  la MSA considĂ©rait qu’il y avait violation des dispositions de l’article 1°, b puisque la sociĂ©tĂ© ne produisait pas de formulaire A1/E101 pour chacun des salariĂ©s dĂ©tachĂ©s, seule piĂšce susceptible, selon elle, d’attester de la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du sous-traitant et dont la sociĂ©tĂ© aurait dĂ» exiger la analyse n’a pas Ă©tĂ© retenue par le TASS ni pas la Cour d’appel. Les juges du fond ont en effet considĂ©rĂ© que le formulaire A1/E101 n’était exigĂ© qu’à dĂ©faut de tout autre document attestant de la rĂ©gularitĂ© de la situation du cocontractant au regard du rĂšglement CEE n°1408/71 du 14 juin 1971. En l’occurrence, les juges, qui avaient relevĂ© un certain nombre de documents produits par la sociĂ©tĂ© sur la situation sociale du sous-traitant et de ses salariĂ©s, avaient considĂ©rĂ© que cette production Ă©tait MSA a alors formĂ© un pourvoi en cassation. La question posĂ©e Ă  la Haute juridiction portait sur le point de savoir si le formulaire A1/E101 est le seul document susceptible d’attester la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du cocontractant Ă©tabli Ă  l’étranger ou si d’autres documents, notamment des documents Ă©manant de l’autoritĂ© compĂ©tente de l’Etat membre dont la lĂ©gislation reste applicable, peuvent attester de la rĂ©gularitĂ© de la situation Cour de cassation, prenant en compte le fait que l’Etat membre dont la lĂ©gislation reste applicable en cas de dĂ©tachement, dĂ©livre Ă  la demande du salariĂ© ou de son employeur, un certificat attestant que le salariĂ© demeure soumis Ă  sa lĂ©gislation et jusqu’à quelle date, considĂšre que le certificat E 101 dĂ©livrĂ© conformĂ©ment Ă  l'article 11, paragraphe 1, du rĂšglement n° 574/ 72 est le seul document susceptible d'attester la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du cocontractant Ă©tabli ou domiciliĂ© Ă  l'Ă©tranger au regard du rĂšglement n° 1408/ 71 ».Cette dĂ©cision n’allait pas de effet, l’article fait rĂ©fĂ©rence au rĂšglement CEE n°1408/71 qui concerne le rĂ©gime de sĂ©curitĂ© sociale applicable aux travailleurs dĂ©tachĂ©s. Seulement, ce rĂšglement contient prĂšs de cent ailleurs, la rĂ©fĂ©rence faite par l’article Ă  ce mĂȘme rĂšglement est ambiguĂ« dans la mesure oĂč le premier vise un document attestant de la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du sous-traitant, tandis que le second vise Ă  coordonner les rĂ©gimes nationaux de sĂ©curitĂ© sociale, et non Ă  les Cour de cassation a apportĂ© des explications complĂ©mentaires dans une note Ă  une interprĂ©tation utile » de l’article au regard du rĂšglement n°1408/71, et non Ă  une interprĂ©tation purement littĂ©rale », elle a considĂ©rĂ© que l’examen de la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du sous-traitant visĂ©e Ă  l’article suppose que soit prĂ©alablement dĂ©terminĂ©e la loi nationale de sĂ©curitĂ© sociale qui lui est applicable, conformĂ©ment aux rĂšgles de conflit de lois fixĂ©es par le titre II du rĂšglement n°1408/ en l’espĂšce, la preuve de la soumission Ă  la loi nationale de son Etat membre d’origine passait par l’obtention, par le sous-traitant, du certificat A1/E101 en application du rĂšglement CEE n°574/72 du 21 mars 1972, fixant les modalitĂ©s d’application du rĂšglement n°1408/ certificat A1/E101 constitue donc le document visĂ© par l’article 1°, b, et non, comme l’avaient retenu les juges du fond, tout document pertinent sur la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du sous-traitant dans son pays d’ cette solution peut sembler disproportionnĂ©e au but recherchĂ© dĂšs lors que la preuve du paiement de cotisations dans le pays d’origine peut ĂȘtre obtenue par d’autres moyens, plusieurs arguments peuvent cependant la justifier les documents retenus par les juges du fond ne permettent pas de prouver que le rĂ©gime social appliquĂ© est bien celui dĂ©signĂ© conformĂ©ment aux rĂšgles prĂ©vues par le rĂšglement n°1408/71 ; le lĂ©gislateur europĂ©en a souhaitĂ© que le certificat A1/E101 ait une forme standardisĂ©e pour l’ensemble du territoire de l’Union EuropĂ©enne afin d’éviter que les juges nationaux ne soient confrontĂ©s Ă  une diversitĂ© des documents administratifs et des langues utilisĂ©es. Il lui a en outre attribuĂ© une force probatoire qui lui est propre afin de limiter sa remise en cause ; aprĂšs l’entrĂ©e en vigueur des rĂšglements qui ont succĂ©dĂ© aux rĂšglements n°1408/71 et 574/72, Ă  l’obligation de produire le document de la rĂ©gularitĂ© de la situation sociale du cocontractant » a Ă©tĂ© ajoutĂ©e l’obligation de produire un autre document lorsque la lĂ©gislation du pays de domiciliation le prĂ©voit, [qui Ă©mane] de l'organisme gĂ©rant le rĂ©gime social obligatoire et mentionnant que le cocontractant est Ă  jour de ses dĂ©clarations sociales et du paiement des cotisations affĂ©rentes, ou un document Ă©quivalent ». Produire un document complĂ©mentaire attestant de la rĂ©gularitĂ© de l’affiliation au rĂ©gime de sĂ©curitĂ© sociale d’origine et du paiement des cotisations correspondantes suppose qu’au prĂ©alable soit identifiĂ© le rĂ©gime applicable. Cet article n'engage que son auteur. CrĂ©dit photo © FrĂ©dĂ©ric Massard -

Enrevanche, le particulier qui contracte pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire, concubin, de ses ascendants ou descendants ne devra se faire remettre qu’un seul des documents mentionnĂ©s par l’article
A l’occasion de deux arrĂȘts du 8 avril 2021 traitant de la mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© financiĂšre du donneur d’ordre n° 19-23728 FSPR et n° 20-11126 FSPR, la Cour de cassation a jugĂ© que l’URSSAF doit produire le procĂšs-verbal PV constatant le travail dissimulĂ© devant les juridictions contentieuses si le donneur d’ordre en conteste l’existence ou le sur l’obligation de vigilance du donneur d’ordre Dans le but de prĂ©venir le travail dissimulĂ©, la responsabilitĂ© du donneur d’ordre ou du maĂźtre d’ouvrage peut ĂȘtre mise en Ɠuvre s’il n’a pas vĂ©rifiĂ© la rĂ©gularitĂ© de la situation de son cocontractant vis-Ă -vis du Code du Travail lors de la conclusion du contrat, ainsi que tous les 6 mois jusqu’à la fin de l’exĂ©cution du contrat articles L. 8222-1 et s., D. 8222-5 et L. 8222-5 du Code du Travail.Il doit Ă©galement ĂȘtre vĂ©rifiĂ©, lors de la conclusion d’un contrat avec un employeur en vue de l’exĂ©cution d’un travail, de la fourniture d’une prestation de services ou de l’accomplissement d’un acte de commerce, et pĂ©riodiquement jusqu’à la fin de l’exĂ©cution du contrat, que ce co-contractant est Ă  jour de ses obligations de dĂ©claration et de paiement auprĂšs des Urssaf article L. 243-15 du Code de la SĂ©curitĂ© Sociale.Ainsi, une obligation de vigilance pĂšse sur le donneur d’ordre, laquelle l’oblige, pour tout contrat d’au moins 5 000 € hors taxe, Ă  vĂ©rifier que son co-contractant a effectuĂ© toutes les formalitĂ©s et dĂ©marches Ă©numĂ©rĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 du Code du Travail et qu’il est Ă  jour de ses obligations de dĂ©claration et de paiement auprĂšs de l’ dĂ©faut, le donneur d’ordre commet sciemment le dĂ©lit de recours aux services d’une personne exerçant le travail le cocontractant autre qu’un particulier doit se faire remettre lors de la conclusion et tous les 6 mois jusqu’à la fin de son exĂ©cution article D. 8222-5 du Code du Travail – une attestation de fourniture de dĂ©clarations sociales Ă©manant de l’organisme de protection sociale chargĂ© du recouvrement des cotisations et des contributions sociales incombant au cocontractant et datant de moins de six mois ;– lorsque l’immatriculation du cocontractant au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers est obligatoire ou lorsqu’il s’agit d’une profession rĂ©glementĂ©e, le cocontractant doit s’ĂȘtre fait remettre l’un des documents suivants *un extrait de l’inscription au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s K ou K bis,*une carte d’identification justifiant de l’inscription au rĂ©pertoire des mĂ©tiers,*un devis, un document publicitaire ou une correspondance professionnelle, Ă  condition qu’y soient mentionnĂ©s le nom ou la dĂ©nomination sociale, l’adresse complĂšte et le numĂ©ro d’immatriculation au RCS ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ou Ă  une liste ou un tableau d’un ordre professionnel, ou la rĂ©fĂ©rence de l’agrĂ©ment dĂ©livrĂ© par l’autoritĂ© compĂ©tente,*un rĂ©cĂ©pissĂ© du dĂ©pĂŽt de dĂ©claration auprĂšs d’un centre de formalitĂ©s des entreprises pour les personnes physiques ou morales en cours d’ la remise de ces documents permet au donneur d’ordre de s’acquitter de l’obligation de vigilance mise Ă  sa charge article L. 8222-1 du Code du Travail. Une remise partielle ou la remise d’autres documents ne le permet pas et l’Urssaf est alors fondĂ©e Ă  appliquer la solidaritĂ© financiĂšre du donneur d’ordre avec le pĂšse Ă©galement sur le donneur d’ordre une obligation d’injonction l’obligeant, lorsqu’il a Ă©tĂ© informĂ© par Ă©crit, par un agent de contrĂŽle, un syndicat ou une institution reprĂ©sentative du personnel, de la situation irrĂ©guliĂšre dans laquelle se trouve son co-contractant au regard des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 du Code du Travail, Ă  lui demander de rĂ©gulariser sans dĂ©lai sa situation articles L. 8222-5 et R. 8222-2 du Code du Travail.Le donneur d’ordre qui ne respecte pas ses obligations de vigilance et d’injonction est tenu, solidairement avec celui qui a fait l’objet d’un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ© -au paiement des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations dus au TrĂ©sor Public et aux organismes de protection sociale ;-au paiement des rĂ©munĂ©rations, indemnitĂ©s et charges dues au titre de l’emploi de travailleurs dissimulĂ©s ;-le cas Ă©chĂ©ant, au remboursement des sommes correspondant au montant des aides publiques en jeu de la responsabilitĂ© financiĂšre du donneur d’ordre La responsabilitĂ© solidaire du donneur d’ordre peut ĂȘtre engagĂ©e dĂšs lors que le cocontractant a fait l’objet d’un procĂšs-verbal pour travail une telle hypothĂšse, l’Urssaf est fondĂ©e Ă  procĂ©der Ă  la mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© financiĂšre sans qu’il soit nĂ©cessaire que la sociĂ©tĂ© sous-traitante ait fait l’objet d’une condamnation dans le cadre de 2 dĂ©cisions de la Cour de cassation du 8 avril 2021, une prĂ©cision importante a Ă©tĂ© de la communication du PV de travail dissimulĂ© par l’Urssaf En pratique, dans le cadre d’un contentieux, l’Urssaf refuse rĂ©guliĂšrement de produire aux dĂ©bats le procĂšs-verbal de travail dissimulĂ© concernĂ© et affirme qu’elle n’a aucune obligation Ă  ce deux arrĂȘts du 8 avril 2021, la Cour de cassation vient enfin ! de mettre fin Ă  cette la Cour de cassation, si la mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© financiĂšre du donneur d’ordre n’est pas subordonnĂ©e Ă  la communication prĂ©alable Ă  ce dernier du procĂšs-verbal de travail dissimulĂ© Ă©tabli Ă  l’encontre du co-contractant, en revanche, l’Urssaf est tenue de produire le procĂšs-verbal de travail dissimulĂ© devant la juridiction de sĂ©curitĂ© sociale en cas de contestation par le donneur d’ordre de l’existence ou du contenu de ce les deux affaires, la Cour d’Appel avait relevĂ© que le procĂšs-verbal de travail dissimulĂ© n’était pas produit aux dĂ©bats et en dĂ©duisait donc, Ă  juste titre, que les juges du fond n’ont donc pas Ă©tĂ© en mesure de vĂ©rifier que la sociĂ©tĂ© sous-traitante en cause avait bien fait l’objet d’un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail consĂ©quent, faute pour l’Urssaf de produire ce procĂšs-verbal, elle ne peut, dans les deux affaires en cause, mettre en Ɠuvre la solidaritĂ© financiĂšre et les redressements effectuĂ©s Ă  l’encontre des donneurs d’ordre doivent ĂȘtre position de principe est plus que bienvenue pour les droits de la dĂ©fense !L’auteure de cet article, MaĂźtre Edith Dias Fernandes, Avocate Ă  Amiens en droit du travail et en droit de la sĂ©curitĂ© sociale, conseille et assiste rĂ©guliĂšrement ses clients sur ce type de problĂ©matiques.

PiĂšcescomplĂ©mentaires prĂ©vues par le Code du travail. Article D. 8222-5 : lorsque l’immatriculation du cocontractant au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers est obligatoire ou lorsqu’il s’agit d’une profession rĂ©glementĂ©e un extrait de l’inscription au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s (K ou

Passer au contenuACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPÉCIALISTEAvocat SpĂ©cialisteMontpellier AVOCATCabinet d’Avocat MontpellierAvocat Droit du Travail MontpellierAVOCAT URSSAFMise en demeure de l’URSSAF que faut-il faire ?Motivez correctement vos oppositions aux contraintes de l’URSSAF !Comment contester un redressement de cotisations URSSAF ?Signification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?AVOCAT MSA – MutualitĂ© Sociale AgricoleAvocat Caisse d’Assurance Retraite et de la SantĂ© au Travail CARSAT – Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse CNAVAVOCAT Commission de Recours Amiable CRAMotivez bien votre saisine de la Commission de Recours Amiable !Que faire Ă  rĂ©ception ou en l’absence de rĂ©ception d’une dĂ©cision de la Commission de Recours Amiable CRA ?Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !AVOCAT PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSignification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?Avocat Juge de l’exĂ©cution JEXSaisie-attribution sur votre compte bancaire par l’URSSAF Comment vous dĂ©fendre ?AVOCAT Conseil de Prud’hommesAVOCAT COUR D’APPELAVOCAT Caisse Primaire d’Assurance Maladie CPAMAVOCAT Accident du travail – Maladie professionnelleAVOCAT Faute inexcusable de l’employeurQu’est-ce que la faute inexcusable de l’employeur ?Comment un employeur peut-il se dĂ©fendre contre un salariĂ© demandant la reconnaissance de sa faute inexcusable ?ACTUALITÉSCONTACTSCONSULTATIONSACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPÉCIALISTEAvocat SpĂ©cialisteMontpellier AVOCATCabinet d’Avocat MontpellierAvocat Droit du Travail MontpellierAVOCAT URSSAFMise en demeure de l’URSSAF que faut-il faire ?Motivez correctement vos oppositions aux contraintes de l’URSSAF !Comment contester un redressement de cotisations URSSAF ?Signification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?AVOCAT MSA – MutualitĂ© Sociale AgricoleAvocat Caisse d’Assurance Retraite et de la SantĂ© au Travail CARSAT – Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse CNAVAVOCAT Commission de Recours Amiable CRAMotivez bien votre saisine de la Commission de Recours Amiable !Que faire Ă  rĂ©ception ou en l’absence de rĂ©ception d’une dĂ©cision de la Commission de Recours Amiable CRA ?Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !AVOCAT PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSignification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?Avocat Juge de l’exĂ©cution JEXSaisie-attribution sur votre compte bancaire par l’URSSAF Comment vous dĂ©fendre ?AVOCAT Conseil de Prud’hommesAVOCAT COUR D’APPELAVOCAT Caisse Primaire d’Assurance Maladie CPAMAVOCAT Accident du travail – Maladie professionnelleAVOCAT Faute inexcusable de l’employeurQu’est-ce que la faute inexcusable de l’employeur ?Comment un employeur peut-il se dĂ©fendre contre un salariĂ© demandant la reconnaissance de sa faute inexcusable ?ACTUALITÉSCONTACTSCONSULTATIONSACCUEILEric ROCHEBLAVEPrĂ©sentationLa Presse en parleAvis ClientsAVOCAT SPÉCIALISTEAvocat SpĂ©cialisteMontpellier AVOCATCabinet d’Avocat MontpellierAvocat Droit du Travail MontpellierAVOCAT URSSAFMise en demeure de l’URSSAF que faut-il faire ?Motivez correctement vos oppositions aux contraintes de l’URSSAF !Comment contester un redressement de cotisations URSSAF ?Signification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?AVOCAT MSA – MutualitĂ© Sociale AgricoleAvocat Caisse d’Assurance Retraite et de la SantĂ© au Travail CARSAT – Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse CNAVAVOCAT Commission de Recours Amiable CRAMotivez bien votre saisine de la Commission de Recours Amiable !Que faire Ă  rĂ©ception ou en l’absence de rĂ©ception d’une dĂ©cision de la Commission de Recours Amiable CRA ?Attention au contenu de votre lettre de saisine de la commission de recours amiable !AVOCAT PĂŽle Social du Tribunal JudiciaireSignification de contrainte par huissier de justice comment se dĂ©fendre ?Avocat Juge de l’exĂ©cution JEXSaisie-attribution sur votre compte bancaire par l’URSSAF Comment vous dĂ©fendre ?AVOCAT Conseil de Prud’hommesAVOCAT COUR D’APPELAVOCAT Caisse Primaire d’Assurance Maladie CPAMAVOCAT Accident du travail – Maladie professionnelleAVOCAT Faute inexcusable de l’employeurQu’est-ce que la faute inexcusable de l’employeur ?Comment un employeur peut-il se dĂ©fendre contre un salariĂ© demandant la reconnaissance de sa faute inexcusable ?ACTUALITÉSCONTACTSCONSULTATIONSObligation de vigilance du donneur d’ordre comment contester la solidaritĂ© financiĂšre rĂ©clamĂ©e par l’URSSAF du travail dissimulĂ© de vos sous-traitants ? Voir l'image agrandie Obligation de vigilance du donneur d’ordre comment contester la solidaritĂ© financiĂšre rĂ©clamĂ©e par l’URSSAF du travail dissimulĂ© de vos sous-traitants ?Obligation de vigilance du donneur d’ordre comment contester la solidaritĂ© financiĂšre rĂ©clamĂ©e par l’URSSAF du travail dissimulĂ© de vos sous-traitants ?Qu’est-ce que l’obligation de vigilance du donneur d’ordre ?Quelle procĂ©dure l’URSSAF doit-elle respecter pour actionner votre solidaritĂ© financiĂšre et comment vous dĂ©fendre ?L’URSSAF doit verser au dĂ©bat judiciaire le procĂšs-verbal de travail dissimulĂ©Quels montants l’URSSAF peut-elle rĂ©clamer au donneur d’ordre ?Obligation de vigilance du donneur d’ordre comment contester la solidaritĂ© financiĂšre rĂ©clamĂ©e par l’URSSAF du travail dissimulĂ© de vos sous-traitants ?Image par Kevin Schneider de PixabayQu’est-ce que l’obligation de vigilance du donneur d’ordre ?L’article du code du travail dispose Toute personne vĂ©rifie lors de la conclusion d’un contrat dont l’objet porte sur une obligation d’un montant minimum en vue de l’exĂ©cution d’un travail, de la fourniture d’une prestation de services ou de l’accomplissement d’un acte de commerce, et pĂ©riodiquement jusqu’à la fin de l’exĂ©cution du contrat, que son cocontractant s’acquitte 1° des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ;2° de l’une seulement des formalitĂ©s mentionnĂ©es au 1°, dans le cas d’un contrat conclu par un particulier pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou modalitĂ©s selon lesquelles sont opĂ©rĂ©es les vĂ©rifications imposĂ©es par le prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret.»DĂšs lors le donneur d’ordre qui a recours Ă  un sous-traitant a l’obligation de vĂ©rifier, lors de la conclusion du contrat dont l’objet porte sur un montant minimum de 3 000 euros, et tout au long de l exĂ©cution de ce contrat, que son cocontractant s’acquitte des formalitĂ©s comprenant l’immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, les dĂ©clarations auprĂšs des organismes de protection sociale ou Ă  l’administration fiscale en vertu des dispositions lĂ©gales en vigueur et, en cas d’embauche de salariĂ©s, la dĂ©claration prĂ©alable Ă  l’embauche et la dĂ©livrance de bulletins de paie mentionnant le nombre rĂ©el d’heures de travail application de l’article du code du travail, la personne qui contracte, lorsqu’elle n’est pas un particulier rĂ©pondant aux conditions fixĂ©es par l’article D. 8222-4, est considĂ©rĂ©e comme ayant procĂ©dĂ© aux vĂ©rifications imposĂ©es par l’article L. 8222-1 si elle se fait remettre par son cocontractant, lors de la conclusion et tous les six mois jusqu’à la fin de son exĂ©cution 1° Une attestation de fourniture des dĂ©clarations sociales et de paiement des cotisations et contributions de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vue Ă  l’article L. 243-15 Ă©manant de l’organisme de protection sociale chargĂ© du recouvrement des cotisations et des contributions datant de moins de six mois dont elle s’assure de l’authenticitĂ© auprĂšs de l’organisme de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© Lorsque l’immatriculation du cocontractant au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers est obligatoire ou lorsqu’il s’agit d’une profession rĂ©glementĂ©e, l’un des documents suivants a Un extrait de l’inscription au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s K ou K bis ;b Une carte d’identification justifiant de l’inscription au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ;c Un devis, un document publicitaire ou une correspondance professionnelle, Ă  condition qu’y soient mentionnĂ©s le nom ou la dĂ©nomination sociale, l’adresse complĂšte et le numĂ©ro d’immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ou Ă  une liste ou un tableau d’un ordre professionnel, ou la rĂ©fĂ©rence de l’agrĂ©ment dĂ©livrĂ© par l’autoritĂ© compĂ©tente ;d Un rĂ©cĂ©pissĂ© du dĂ©pĂŽt de dĂ©claration auprĂšs d’un centre de formalitĂ©s des entreprises pour les personnes en cours d’inscription. »En application de l’article du code de la sĂ©curitĂ© sociale, Lorsque le cocontractant emploie des salariĂ©s, l’attestation prĂ©vue Ă  l’article L. 243-15 mentionne l’identification de l’entreprise, le nombre de salariĂ©s et le total des rĂ©munĂ©rations dĂ©clarĂ©s au cours de la derniĂšre pĂ©riode ayant donnĂ© lieu Ă  la communication des informations prĂ©vue au deuxiĂšme alinĂ©a du I de l’article R. contestation des cotisations et contributions dues devant les juridictions de l’ordre judiciaire ne fait pas obstacle Ă  la dĂ©livrance de l’attestation. Toutefois, l’attestation ne peut pas ĂȘtre dĂ©livrĂ©e quand la contestation fait suite Ă  une verbalisation pour travail est sĂ©curisĂ©e par un dispositif d’authentification dĂ©livrĂ© par l’organisme chargĂ© du recouvrement des cotisations et contributions sociales. Le donneur d’ordre vĂ©rifie l’exactitude des informations figurant dans l’attestation transmise par son cocontractant par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e ou sur demande directement auprĂšs de cet organisme au moyen d’un numĂ©ro de sĂ©curitĂ©. »Depuis le 1er janvier 2014, le donneur d’ordre peut procĂ©der sur le site urssaf. fr Ă  la vĂ©rification de la validitĂ© du document qui lui a Ă©tĂ© remis, qui mentionne l’identification de l’entreprise, le nombre de salariĂ©s et le total des rĂ©munĂ©rations dĂ©clarĂ©es au cours de la derniĂšre pĂ©riode. Ces informations permettent au donneur d’ordre d’apprĂ©cier l’adĂ©quation entre le nombre de salariĂ©s dĂ©clarĂ©s et l’ampleur du travail donneur d’ordre doit s’assurer de la validitĂ© de l’attestation de vigilance de son de vigilance du donneur d’ordre n’est pas seulement donneur d’ordre doit activement vĂ©rifier l’authenticitĂ© de l’attestation de vigilance que lui dĂ©livre son de production par le donneur d’ordre d’un seul des documents authentifiĂ©s prĂ©vus par l’article du code du travail dĂ©montre son manque de vigilance, et sa bonne ou mauvaise foi est ici en rĂ©sulte que la solidaritĂ© financiĂšre est actionnĂ©e Ă  bon droit par l’ d’appel de Paris – PĂŽle 06 ch. 13 9 avril 2021 / n° 18/03578Quelle procĂ©dure l’URSSAF doit-elle respecter pour actionner votre solidaritĂ© financiĂšre et comment vous dĂ©fendre ?A l’occasion d’un contrĂŽle aux fins de recherches des infractions le travail dissimulĂ© les inspecteurs de l’URSSAF peuvent Ă©tudier les comptes de l’un de vos procĂšs-verbal de travail dissimulĂ© est Ă©tabli et transmis au identifie ses donneurs d’ordres, parmi lesquels votre que vous ne justifiez pas avoir vĂ©rifiĂ© la situation juridique et administrative de votre sous-traitant, les inspecteurs du recouvrement peuvent mettre en Ɠuvre la solidaritĂ© financiĂšre en application des articles et suivants du code du par une lettre d’observations que l’URSSAF met Ă  votre charge au titre de la solidaritĂ© financiĂšre les cotisations non rĂ©glĂ©es par votre sous-traitant au prorata de sa Ă©tabli Ă  votre encontre une lettre d’observations vous avisant de la mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© financiĂšre prĂ©vue par l’article L. 8222-2 du code du travail et du montant des cotisations estimĂ©es dues, en suite d’un procĂšs-verbal de travail dissimulĂ© Ă©tabli Ă  l’encontre de l’un de vos lettre d’observations de l’URSSAF doit ĂȘtre parfaitement claire et doit rappeler les Ă©lĂ©ments qui caractĂ©risent votre manquement Ă  votre devoir de vigilance et dĂ©terminer le montant des sommes mises Ă  votre charge au prorata de votre façon contradictoire, vous pouvez faire part Ă  l’URSSAF de vos observations auxquelles l’organisme de recouvrement ce stade de la procĂ©dure, la mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© financiĂšre du donneur d’ordre n’est pas subordonnĂ©e Ă  la communication prĂ©alable Ă  ce dernier pare l’URSSAF du procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ©, Ă©tabli Ă  l’encontre du votre lettre de contestation, l’URSSAF peut vous rĂ©pondre en maintenant que vous n’avez pas satisfait Ă  votre devoir de vigilance et en confirmant intĂ©gralement sa lettre d’ phase contradictoire est alors achevĂ©e et l’URSSAF peut vous adresser une mise en demeure de lui verser une mise en demeure doit faire rĂ©fĂ©rence Ă  la lettre d’observations, exposer la nature, la cause et l’étendue de vos mise en demeure doit prĂ©ciser que vous disposez d’un dĂ©lai d’un mois pour vous libĂ©rer de votre dette et vous indiquer les modalitĂ©s de saisine de la commission de recours pouvez saisir la commission de recours amiable, puis en l’état du rejet implicite ou explicite de votre recours, vous pouvez saisir le PĂŽle Social du Tribunal Judiciaire afin de contester la mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© doit verser au dĂ©bat judiciaire le procĂšs-verbal de travail dissimulĂ©La verbalisation pour travail dissimulĂ© constitue la condition prĂ©alable Ă  la recherche de la solidaritĂ© du donneur d’ procĂšs-verbal doit ĂȘtre versĂ© au dĂ©bat judiciaire par l’URSSAFAux termes de l’article 9 du code de procĂ©dure civile, il incombe Ă  chaque partie de prouver conformĂ©ment Ă  la loi les faits nĂ©cessaires au succĂšs de sa le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 8222-2 du code du travail, le donneur d’ordre qui mĂ©connaĂźt les obligations de vigilance Ă©noncĂ©es Ă  l’article L. 8222-1 du mĂȘme code, est tenu solidairement au paiement des cotisations obligatoires, pĂ©nalitĂ©s et majorations dues par son sous-traitant qui a fait l’objet d’un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail une dĂ©cision n° 2015-479 QPC du 31 juillet 2015, le Conseil constitutionnel a dĂ©clarĂ© conformes Ă  la Constitution les dispositions du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 8222-2 du code du travail, sous rĂ©serve qu’elles n’interdisent pas au donneur d’ordre de contester la rĂ©gularitĂ© de la procĂ©dure, le bien-fondĂ© de l’exigibilitĂ© des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations y affĂ©rentes au paiement solidaire desquels il est la mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© financiĂšre du donneur d’ordre n’est pas subordonnĂ©e Ă  la communication prĂ©alable Ă  ce dernier du procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ©, Ă©tabli Ă  l’encontre du cocontractant, l’organisme de recouvrement est tenu de produire ce procĂšs-verbal devant la juridiction de sĂ©curitĂ© sociale en cas de contestation par le donneur d’ordre de l’existence ou du contenu de ce pour l’URSSAF de produire devant le PĂŽle Social du Tribunal Judicaire, l’URSSAF le procĂšs-verbal de constat d’une infraction de travail dissimulĂ© Ă  l’encontre du sous-traitant, elle n’est pas fondĂ©e Ă  mettre en Ɠuvre la solidaritĂ© civ. 2, 08-04-2021, n° Cass. civ. 2, 08-04-2021, n° montants l’URSSAF peut-elle rĂ©clamer au donneur d’ordre ?En l’absence d’élĂ©ments comptables permettant d’identifier avec prĂ©cision et de façon probante l’origine et la destination des flux financiers de votre sous-traitant, l’URSSAF a fait application d’une taxation forfaitaire conformĂ©ment aux dispositions de l’article du code de la sĂ©curitĂ© Ă©value d’abord le chiffre d’affaires total rĂ©alisĂ© par votre sous-traitant, puis le chiffre d’affaire rĂ©alisĂ© par celui-ci en qualitĂ© de votre sous-traitant, pour aboutir Ă  un pourcentage d’activitĂ© caractĂ©risant le prorata des travaux rĂ©alisĂ©s par votre sous-traitant pour votre s’agit du seul mode de calcul possible en pareille situation et il est conforme aux dispositions de l’article du code du est indiffĂ©rent que l’URSSAF procĂšde Ă  des calculs toutes taxes confondues, et non hors taxe, puisque tous les montants relevĂ©s sur les relevĂ©s bancaires sont Ă©galement exprimĂ©s en TTC. Le calcul est global et contrĂŽler le chiffrage opĂ©rĂ© par l’URSSAF, il vous suffit de consulter votre propre d’appel de Paris – PĂŽle 06 ch. 13 9 avril 2021 / n° 18/03578Vos avis sur MaĂźtre Eric ROCHEBLAVEEric ROCHEBLAVE Avocat SpĂ©cialiste en Droit du Travail et Droit de la SĂ©curitĂ© Sociale Barreau de Montpellier SpĂ©cialiste en Droit du Travail et Droit de la SĂ©curitĂ© Sociale Eric ROCHEBLAVE2021-04-15T155414+0200Mots-clĂ©s commission de recours amiable, devoir de vigilance, donneur d'ordre, lettre d’observations, mise en demeure, obligation de vigilance, PĂŽle Social, PĂŽle Social du Tribunal Judiciaire, procĂšs-verbal de travail dissimulĂ©, solidaritĂ© financiĂšre, solidaritĂ© financiĂšre du donneur d'ordre, sous-traitant, travail dissimulĂ©, Tribunal Judiciaire, union de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales, URSSAFCommentaires fermĂ©s sur Obligation de vigilance du donneur d’ordre comment contester la solidaritĂ© financiĂšre rĂ©clamĂ©e par l’URSSAF du travail dissimulĂ© de vos sous-traitants ?Le savoir est une richesse qui se partage ! 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Les piÚces prévues aux articles D. 8222-5 ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail - Si l'attributaire est établi en France, les attestations et certificats délivrés par les administrations et organismes compétents prouvant qu'il a satisfait à ses obligations fiscales et sociales ou un état annuel des certificats reçus. Capacité économique et financiÚre: Liste et description
La solidaritĂ© est dĂ©finie par les articles 1200 et suivants du Code civil comme une garantie, donnant le droit au crĂ©ancier de rĂ©clamer Ă  n’importe lequel de ses dĂ©biteurs le paiement de la totalitĂ© de la dette. La circulaire de la dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle Ă  la lutte contre le travail illĂ©gal DILTI du 31 dĂ©cembre 2005 dĂ©finit, elle, la solidaritĂ© financiĂšre comme le mĂ©canisme visant Ă  rendre le donneur d’ordre redevable du paiement des sommes dues par l’auteur d’un travail dissimulĂ© ». A l’origine, le lĂ©gislateur avait limitĂ© le champ d’application de cette solidaritĂ© Ă  la fois sur les matiĂšres concernĂ©es et sur les personnes visĂ©es. Ainsi, la mise en Ɠuvre du mĂ©canisme de la solidaritĂ© financiĂšre ne pouvait porter que sur les impĂŽts, taxes et cotisations dus au TrĂ©sor Public et aux organismes de sĂ©curitĂ© sociale ou de mutualitĂ© sociale agricole et ne concernaient que les co-contractants d’un travailleur clandestin condamnĂ©s pour avoir recouru Ă  ses services premier alinĂ©a de l’article 7 de la loi n°72-649 du 11 juillet 1972 codifiĂ© Ă  l’article 1724 quater du Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts et Ă  l’article L. 324-14 du Code du travail. La loi n°91-1383 du 31 dĂ©cembre 1991 renforçant la lutte contre le travail clandestin et la lutte contre l’organisation de l’entrĂ©e et du sĂ©jour irrĂ©guliers d’étrangers en France a Ă©largi ce champ d’application de la solidaritĂ© financiĂšre. La solidaritĂ© du co-contractant du travailleur clandestin s’étend dĂ©sormais aux aides publiques et aux rĂ©munĂ©rations et charges salariales. Pour la premiĂšre fois en 1991, apparaĂźt aussi la notion de la responsabilitĂ© solidaire de celui dont la vigilance a fait dĂ©faut. La lĂ©gislation Ă©volue encore avec la loi n°97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcement de la lutte contre le travail illĂ©gal qui substitue Ă  l’expression de travail clandestin » celle de travail dissimulĂ© » et Ă©tend la solidaritĂ© financiĂšre des donneurs d’ordre » aux pĂ©nalitĂ©s et majorations. Ces modifications ont, Ă  chaque fois, Ă©tĂ© reprises Ă  la fois dans le Code du travail et dans le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts. Il a paru utile, dans le contexte actuel de crise, de faire un point sur les dispositions de la lĂ©gislation concernant cette solidaritĂ© pour dĂ©faut de vigilance, sa mise en Ɠuvre et enfin d’en apprĂ©hender les objectifs ainsi que les limites d’une application stricte. I / L’article 1724 quater du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts Ă©tablit une solidaritĂ© pour dĂ©faut de vigilance » Toute personne qui ne procĂšde pas aux vĂ©rifications prĂ©vues Ă  l’article L. 8222-1 du code du travail [
] est, conformĂ©ment Ă  l’article L. 8222-2 du mĂȘme code, tenue solidairement au paiement des sommes mentionnĂ©es Ă  ce mĂȘme article dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article L. 8222-3 du code prĂ©citĂ©. 1-1 / Les personnes visĂ©es L’article 1724 quater se rĂ©fĂšre explicitement Ă  l’article L. 8221-1 du Code du travail qui indique que Toute personne vĂ©rifie lors de la conclusion d’un contrat dont l’objet porte sur une obligation d’un montant minimum en vue de l’exĂ©cution d’un travail, de la fourniture d’une prestation de services ou de l’accomplissement d’un acte de commerce, et pĂ©riodiquement jusqu’à la fin de l’exĂ©cution du contrat, que son cocontractant s’acquitte 1° des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ; 2° de l’une seulement des formalitĂ©s mentionnĂ©es au 1°, dans le cas d’un contrat conclu par un particulier pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants. Les modalitĂ©s selon lesquelles sont opĂ©rĂ©es les vĂ©rifications imposĂ©es par le prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. » Les personnes concernĂ©es par la solidaritĂ© financiĂšre mise en place par l’article 1724 quater sont celles qui concluent un contrat d’un montant minimum 5000 euros hors taxe, qu’elles soient des particuliers ou des entreprises. Il s’agit donc des clients, des bĂ©nĂ©ficiaires de la prestation, ceux qu’on appellera plus gĂ©nĂ©ralement les donneurs d’ordre ». 1-2 / Les obligations de vĂ©rification exigĂ©es par le lĂ©gislateur Les vĂ©rifications obligatoires portent Ă  la fois sur l’existence des formalitĂ©s relatives Ă  l’activitĂ© immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou du rĂ©pertoire des mĂ©tiers, dĂ©claration auprĂšs des organismes sociaux et fiscaux et sur l’existence des formalitĂ©s relatives Ă  l’emploi salariĂ© absence de dĂ©claration prĂ©alable Ă  l’embauche, dĂ©livrance de bulletins de paie, dĂ©clarations relatives aux salaires et cotisations sociales. Ainsi l’article D. 8222-5 du Code du travail dispose que le professionnel contractant avec un prestataire français doit se faire remettre par son cocontractant, lors de la conclusion et tous les six mois jusqu’à la fin de son exĂ©cution 1° Une attestation de fourniture des dĂ©clarations sociales et de paiement des cotisations et contributions de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vue Ă  l’article L. 243-15 Ă©manant de l’organisme de protection sociale chargĂ© du recouvrement des cotisations et des contributions datant de moins de six mois dont elle s’assure de l’authenticitĂ© auprĂšs de l’organisme de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale. 2° Lorsque l’immatriculation du cocontractant au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers est obligatoire ou lorsqu’il s’agit d’une profession rĂ©glementĂ©e, l’un des documents suivants a Un extrait de l’inscription au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s K ou K bis ; b Une carte d’identification justifiant de l’inscription au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ; c Un devis, un document publicitaire ou une correspondance professionnelle, Ă  condition qu’y soient mentionnĂ©s le nom ou la dĂ©nomination sociale, l’adresse complĂšte et le numĂ©ro d’immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ou Ă  une liste ou un tableau d’un ordre professionnel, ou la rĂ©fĂ©rence de l’agrĂ©ment dĂ©livrĂ© par l’autoritĂ© compĂ©tente ; d Un rĂ©cĂ©pissĂ© du dĂ©pĂŽt de dĂ©claration auprĂšs d’un centre de formalitĂ©s des entreprises pour les personnes en cours d’inscription. Ces obligations diffĂ©rentes ou allĂ©gĂ©es existent aussi pour le professionnel contractant avec un prestataire Ă©tabli ou domiciliĂ© Ă  l’étranger ainsi que pour le particulier articles D. 8222-7 et D. 8222-4 du Code du travail. Cette vigilance doit s’exercer non seulement au dĂ©but du contrat mais aussi rĂ©guliĂšrement, tous les six mois. 1-3 / Qu’en est-il pratiquement ? Ces obligations et surtout ce suivi dans le temps semble difficile Ă  satisfaire surtout pour les petites ou moyennes entreprises faisant appel Ă  des sous-traitants. En effet, une fois les travaux ou les prestations commencĂ©es, obtenir des documents du prestataire ou du sous-traitant s’avĂšre plus difficile que lors de la signature du contrat initial. Lors de travaux ou prestations de longue durĂ©e, comment sont sensĂ©s rĂ©agir les donneurs d’ordre » ? Doivent-ils interrompre les travaux en cours et signaler cette difficultĂ© Ă  l’administration ? On imagine les difficultĂ©s Ă  mettre en Ɠuvre cette lĂ©gislation lorsque l’arrĂȘt des travaux ou prestations mettent en pĂ©ril l’entreprise elle-mĂȘme ou le particulier co-contractant d’un prestataire exerçant un travail dissimulĂ©. Or les consĂ©quences d’une absence de vĂ©rification sont lourdes sur le plan financier. II/ Mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© pour dĂ©faut de vigilance »2-1 / Un ensemble de conditions nĂ©cessaires La mise en Ɠuvre de cette solidaritĂ© financiĂšre suppose la rĂ©union de certaines conditions le constat par procĂšs-verbal d’une infraction de travail dissimulĂ©, l’existence de relations contractuelles entre le donneur d’ordre et l’auteur du travail dissimulĂ©, le montant de la prestation, qui doit ĂȘtre Ă©gal ou supĂ©rieur au seuil prĂ©vu par l’article du Code du travail soit Ă  ce jour 5000 euros hors taxe. Si ces trois conditions sont rĂ©unies, la solidaritĂ© peut ĂȘtre mise en Ɠuvre si la personne a mĂ©connu les obligations de vĂ©rification prĂ©vues par les dispositions de l’article L. 8222-1 du Code du travail. 2-2 / L’action en recouvrement des crĂ©anciers La dette est Ă©tablie par l’administration ou l’organisme crĂ©ancier qui dĂ©termine la personne envers laquelle l’action en recouvrement sera mise en Ɠuvre. Plusieurs options leur sont offertes. Ils peuvent agir auprĂšs du dĂ©biteur principal, c’est-Ă -dire l’auteur du travail dissimulĂ©, de façon cumulative dĂ©biteur principal + dĂ©biteur solidaire ou exclusive dĂ©biteur principal ; - du dĂ©biteur solidaire, c’est-Ă -dire le client ou le donneur d’ordre, de façon cumulative dĂ©biteur principal + dĂ©biteur solidaire ou exclusive dĂ©biteur solidaire. Il est important de souligner que l’engagement de la solidaritĂ© n’est pas subordonnĂ© Ă  l’impossibilitĂ© du recouvrement Ă  l’égard du redevable principal. Le crĂ©ancier peut donc agir exclusivement Ă  l’encontre du dĂ©biteur solidaire. 2-3 / Quels sont les risques financiers encourus ? Les sommes concernĂ©es par la solidaritĂ© financiĂšre sont les suivantes les impĂŽts et les taxes, y compris les pĂ©nalitĂ©s et les majorations ; les cotisations et les contributions obligatoires, y compris les pĂ©nalitĂ©s et les majorations, exigibles envers les organismes de protection sociale URSSAF et CGSS, MSA, caisses de retraite complĂ©mentaire, caisses de prĂ©voyance, ASSEDIC, etc. ; les rĂ©munĂ©rations dues aux salariĂ©s et les charges affĂ©rentes. La responsabilitĂ© solidaire du donneur d’ordre est nĂ©anmoins limitĂ©e Ă  la fraction des sommes dues par l’auteur du travail dissimulĂ© et correspondant aux prestations rĂ©alisĂ©es pour lui proportionnellement Ă  leur valeur et non pour la totalitĂ© des dettes de l’auteur de travail dissimulĂ©. La solidaritĂ© n’est donc pas celle, totale, du Code civil. Ainsi, chaque crĂ©ancier peut rĂ©clamer au dĂ©biteur le montant des seules sommes qui lui sont personnellement dues et dans la limite d’un prorata dont le calcul diffĂšre en fonction de la nature des dettes Pour les dettes fiscales, le prorata est calculĂ© par rapport au chiffre d’affaires de l’entreprise, le cas Ă©chĂ©ant aprĂšs reconstitution des recettes, pour l’annĂ©e de rĂ©alisation de la prestation. Dans le cas d’une opĂ©ration de sous-traitance visĂ©e Ă  l’article L. 324-14-1 du Code du travail, la valeur des travaux rĂ©alisĂ©s s’apprĂ©cie par rapport au contrat conclu entre l’entreprise principale titulaire du marchĂ© et le sous-traitant. Pour les dettes sociales rĂ©munĂ©rations et cotisations sociales, le prorata est calculĂ© par rapport au temps de travail et Ă  la masse salariale affectĂ©s Ă  la rĂ©alisation de la prestation irrĂ©guliĂšre. III/ Les objectifs et les limites La solidaritĂ© financiĂšre entre co-contractants est Ă  la fois inscrite dans le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts et dans le Code du travail. Cette double inscription se justifie par les deux motifs principaux Ă©voquĂ©s pour justifier de sa mise en place. 3-1/ Premier objectif avancĂ© la lutte contre le principe du travail clandestin Dans la circulaire interministĂ©rielle DILTI du 31 dĂ©cembre 2005, l’idĂ©e Ă©tait que la lutte contre le travail dissimulĂ© ne devait pas viser seulement Ă  mettre en cause la responsabilitĂ© des auteurs immĂ©diats de cette dĂ©linquance Ă©conomique et financiĂšre. Il s’agissait, pour agir efficacement, de rechercher celle des donneurs d’ordre qui sont souvent les vĂ©ritables bĂ©nĂ©ficiaires et les instigateurs des pratiques frauduleuses gĂ©nĂ©ratrices d’une importante Ă©vasion sociale et fiscale. Les dispositions affĂ©rentes au dĂ©faut de vigilance » auraient donc comme objectif premier de lutter efficacement contre le travail dissimulĂ© et l’exploitation des sous-traitants par les donneurs d’ordre. 3-2/ Second objectif avancĂ© la prĂ©servation des intĂ©rĂȘts financiers du TrĂ©sor et des organismes sociaux C’est, semble-t-il, le vĂ©ritable enjeu de ces dispositions qui, rappelons-le, sont Ă  la fois prĂ©sentes dans le Code du travail et dans le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts. Le lĂ©gislateur a voulu permettre une action autre que pĂ©nale qui permette de prĂ©server les intĂ©rĂȘts du TrĂ©sor et des organismes sociaux en facilitant le recouvrement des crĂ©ances. Ainsi, il rĂ©sulte des travaux parlementaires sur cette question que cette solidaritĂ© financiĂšre donne 
 une garantie supplĂ©mentaire d’obtenir le paiement des sommes dues, ce qui paraĂźt particuliĂšrement nĂ©cessaire compte tenu des risques importants d’insolvabilitĂ© des personnes se livrant au travail clandestin ». Le Conseil constitutionnel dans sa dĂ©cision n° 2015-479 QPC du 31 juillet 2015 a relevĂ© que cette solidaritĂ© constitue une garantie pour le recouvrement de la crĂ©ance du TrĂ©sor public et de celle des organismes de protection sociale » cons. 8. Ainsi, dĂšs lors qu’une infraction de travail dissimulĂ© est constatĂ©e par procĂšs-verbal, l’administration fiscale ou les organismes sociaux ont en effet tout intĂ©rĂȘt Ă  rechercher la solidaritĂ© du donneur d’ordre » 3-3/ Des objectifs garantis par la position du Conseil Constitutionnel Saisi par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalitĂ© QPC, le Conseil constitutionnel a, dans sa dĂ©cision n° 2015-479 QPC du 31 juillet 2015, dĂ©clarĂ© le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 8222-2 du Code du travail conforme Ă  la Constitution, sous la rĂ©serve Ă©noncĂ©e au considĂ©rant 14. L’analyse de sa dĂ©cision dĂ©montre Ă  quel point cette solidaritĂ© financiĂšre est considĂ©rĂ©e comme permettant de prĂ©server l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral en luttant contre le travail dissimulĂ© et ses consĂ©quences financiĂšres. Sur la totalitĂ© des griefs, mĂ©connaissance des principes de prĂ©somption d’innocence, d’individualisation, de proportionnalitĂ© des peines, du principe de responsabilitĂ©, du droit de propriĂ©tĂ© et de la garantie des droits et du principe d’égalitĂ© devant la justice, seul ce dernier a donnĂ© lieu Ă  une rĂ©serve d’interprĂ©tation. Ainsi, le principe de la solidaritĂ© du paiement des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations dus par celui-ci au TrĂ©sor ou aux organismes de protection sociale Ă©noncĂ© par l’article 1822-2 du Code du travail par toute personne qui mĂ©connaĂźt les dispositions de l’article L. 8222-1, ainsi que toute personne condamnĂ©e pour avoir recouru directement ou par personne interposĂ©e aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ©, est tenue solidairement avec celui qui a fait l’objet d’un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ© » a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© conforme Ă  la Constitution sous rĂ©serve que le donneur d’ordre soit en mesure de contester la rĂ©gularitĂ© de la procĂ©dure ainsi que le bien-fondĂ© et l’exigibilitĂ© des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires, ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations y affĂ©rentes au paiement solidaire desquels il est tenu ». En revanche, le grief portant sur le principe de responsabilitĂ© qui semble le plus malmenĂ© dans la mise en Ɠuvre d’une solidaritĂ© financiĂšre n’a pas Ă©tĂ© retenu. Le Conseil constitutionnel a invoquĂ© une fois de plus le motif de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui permet au lĂ©gislateur, sans dĂ©roger au principe constitutionnel de responsabilitĂ© pour faute, d’amĂ©nager les conditions dans lesquelles cette responsabilitĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e. Ainsi, il affirme dans son considĂ©rant 9 que la loi peut instituer une solidaritĂ© de paiement dĂšs lors que les conditions d’engagement de cette solidaritĂ© sont proportionnĂ©es Ă  son Ă©tendue et en rapport avec l’objectif poursuivi par le lĂ©gislateur » Il a ensuite jugĂ© que, dans la mesure oĂč le non-respect des obligations de vĂ©rifications prĂ©vues Ă  l’article L. 8222-1 du Code du travail pouvait ĂȘtre regardĂ© comme ayant facilitĂ© la rĂ©alisation de ce travail dissimulĂ© ou ayant contribuĂ© Ă  celle-ci » , et la solidaritĂ© financi
Enapplication des articles D8222-5 et R8222-1 du Code du Travail, l’obligation de vigilance s’applique Ă  toutes les entreprises qui entendent passer un marchĂ© de fournitures, de travaux ou de prestation de service de plus de 5.000 € HT cumulĂ©s sur l’annĂ©e. Quels sont les documents Ă  demander Ă  vos sous-traitants ? L'attestation de vigilance :
Avis d'appel public Ă  la concurrence DĂ©partements de publication 94 Travaux - Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur Ville de Cachan Correspondant Direction des Services Techniques, Square de la libĂ©ration 94230 CACHAN. tĂ©l. 0149696184, Courriel Adresse internet Adresse internet du profil d'acheteur Objet du marchĂ© travaux de deconstruction des pavillons rue gaston audat dans le cadre du projet d'amenagement paysager des abords et des espaces exterieurs du groupe scolaire du coteaux. Type de marchĂ© de travaux exĂ©cution. CPV - Objet principal 45111100. Lieu d'exĂ©cution Rue Gaston Audat, 94230 La procĂ©dure d'achat du prĂ©sent avis est couverte par l'accord sur les marchĂ©s publics de l'OMC . Prestations divisĂ©es en lots non. Date prĂ©visionnelle de commencement des travaux 19 Avril 2021 Langues pouvant ĂȘtre utilisĂ©es dans l'offre ou la candidature français. Conditions de participation Justifications Ă  produire quant aux qualitĂ©s et capacitĂ©s du candidat Documents Ă  produire obligatoirement par le candidat, Ă  l'appui de sa candidature -Copie du ou des jugements prononcĂ©s, si le candidat est en redressement judiciaire si ces documents ne sont pas dĂ©jĂ  demandĂ©s dans le cadre du formulaire DC2, ci-aprĂšs -DĂ©claration sur l'honneur du candidat justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas d'interdiction de soumissionner obligatoires prĂ©vus aux articles 45 et 48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 ou, pour les marchĂ©s publics de dĂ©fense ou de sĂ©curitĂ©, qu'il n'entre dans aucun des cas d'interdiction de soumissionner obligatoires prĂ©vus aux articles 45 ,46 et 48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 si cette dĂ©claration n'est pas dĂ©jĂ  demandĂ©e dans le cadre du formulaire DC1, ci-aprĂšs. -DĂ©claration sur l'honneur du candidat attestant qu'il est en rĂšgle, au cours de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dant celle au cours de laquelle a lieu le lancement de la consultation, au regard des articles L. 5212-1, L. 5212-2, L. 5212 5 et L. 5212-9 du code du travail, concernant l'emploi des travailleurs handicapĂ©s si cette dĂ©claration n'est pas dĂ©jĂ  demandĂ©e dans le cadre du formulaire DC1, ci-aprĂšs -Si le candidat est Ă©tabli en France, une dĂ©claration sur l'honneur du candidat justifiant que le travail est effectuĂ© par des salariĂ©s employĂ©s rĂ©guliĂšrement au regard des articles L. 1221-10, L. 3243-2 et R. 3243-1 du code du travail dans le cas oĂč le candidat emploie des salariĂ©s, conformĂ©ment Ă  l'article D. 8222-5-3° du code du travail si cette dĂ©claration n'est pas dĂ©jĂ  demandĂ©e dans le cadre du formulaire DC1, ci-aprĂšs -Si le candidat est Ă©tabli ou domiciliĂ© Ă  l'Ă©tranger, une dĂ©claration sur l'honneur du candidat attestant qu'il fournit Ă  ses salariĂ©s des bulletins de paie comportant les mentions prĂ©vues Ă  l'article R. 3243-1 du code du travail, ou des documents Ă©quivalents si cette dĂ©claration n'est pas dĂ©jĂ  demandĂ©e dans le cadre du formulaire DC1, ci-aprĂšs Documents Ă  produire Ă  l'appui des candidatures par le candidat, au choix de l'acheteur public - DĂ©claration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux objet du marchĂ©, rĂ©alisĂ©s au cours des trois derniers exercices disponibles renseignements Ă  inscrire dans le formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -DĂ©claration appropriĂ©e de banques ou preuve d'une assurance pour les risques professionnels dĂ©claration Ă  produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -Bilans ou extraits de bilans, concernant les trois derniĂšres annĂ©es, des opĂ©rateurs Ă©conomiques pour lesquels l'Ă©tablissement des bilans est obligatoire en vertu de la loi documents Ă  fournir en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -DĂ©claration indiquant les effectifs moyens annuels du candidat et l'importance du personnel d'encadrement pour chacune des trois derniĂšres annĂ©es dĂ©claration Ă  produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -PrĂ©sentation d'une liste des travaux exĂ©cutĂ©s au cours des cinq derniĂšres annĂ©es, appuyĂ©e d'attestations de bonne exĂ©cution pour les travaux les plus importants. Ces attestations indiquent le montant, l'Ă©poque et le lieu d'exĂ©cution des travaux et prĂ©cisent s'ils ont Ă©tĂ© effectuĂ©s selon les rĂšgles de l'art et menĂ©s rĂ©guliĂšrement Ă  bonne fin documents Ă  fournir en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -Indication des titres d'Ă©tudes et professionnels de l'opĂ©rateur Ă©conomique documents Ă  produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -Indication des titres d'Ă©tudes et professionnels des cadres de l'entreprise et notamment des responsables de prestation de services ou de conduite des travaux de mĂȘme nature que celle du marchĂ© documents Ă  produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -DĂ©claration indiquant l'outillage, le matĂ©riel et l'Ă©quipement technique dont le candidat dispose pour la rĂ©alisation de marchĂ©s de mĂȘme nature dĂ©claration Ă  produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -Certificats de qualifications professionnelles documents Ă  fournir en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public. La preuve de la capacitĂ© du candidat peut ĂȘtre apportĂ©e par tout moyen, notamment par des certificats d'identitĂ© professionnelle ou des rĂ©fĂ©rences de travaux attestant de la compĂ©tence de l'opĂ©rateur Ă©conomique Ă  rĂ©aliser la prestation pour laquelle il se porte candidat -Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par ses co-traitants disponible Ă  l'adresse suivante -Formulaire DC2, DĂ©claration du candidat individuel ou du membre du groupement.disponible Ă  l'adresse suivante -Formulaire ATTRI1, Acte d'engagement.disponible Ă  l'adresse suivante -Formulaire DC4, DĂ©claration de sous-traitance.disponible Ă  l'adresse suivante -S'il s'appuie, pour prĂ©senter sa candidature, sur les capacitĂ©s professionnelles, techniques et financiĂšres d'autres opĂ©rateurs Ă©conomiques, le candidat produit les mĂȘmes documents concernant cet opĂ©rateur Ă©conomique que ceux qui lui sont exigĂ©s par l'acheteur public. Le candidat doit Ă©galement apporter la preuve que chacun de ces opĂ©rateurs Ă©conomiques mettra Ă  sa disposition les moyens nĂ©cessaires, pendant toute la durĂ©e d'exĂ©cution du marchĂ© public ou de l'accord-cadre documents Ă  produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandĂ© par l'acheteur public -Si les documents fournis par le candidat ne sont pas Ă©tablis en langue française, ils doivent ĂȘtre accompagnĂ©s d'une traduction en français, certifiĂ©e conforme Ă  l'original par un traducteur assermentĂ© Documents Ă  produire obligatoirement par l'attributaire, avant la signature et la notification du marchĂ© public ou de l'accord-cadre formulaire NOTI1 -Les piĂšces prĂ©vues aux articles D. 8222-5 ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l'attributaire est Ă©tabli en France, les attestations et certificats dĂ©livrĂ©s par les administrations et organismes compĂ©tents prouvant qu'il a satisfait Ă  ses obligations fiscales et sociales ou un Ă©tat annuel des certificats reçus formulaire NOTI2 -Si l'attributaire est Ă©tabli dans un Etat autre que la France, un certificat Ă©tabli par les administrations et organismes du pays d'origine. Lorsqu'un tel certificat n'est pas dĂ©livrĂ© par le pays concernĂ©, il peut ĂȘtre remplacĂ© par une dĂ©claration sous serment, ou dans les Etats oĂč un tel serment n'existe pas, par une dĂ©claration solennelle faite par l'intĂ©ressĂ© devant l'autoritĂ© judiciaire ou administrative compĂ©tente, un notaire ou un organisme professionnel qualifiĂ© du pays -Si les documents fournis par le candidat ne sont pas Ă©tablis en langue française, ils doivent ĂȘtre accompagnĂ©s d'une traduction en français, certifiĂ©e conforme Ă  l'original par un traducteur assermentĂ© La transmission et la vĂ©rification des documents de candidatures peut ĂȘtre effectuĂ©e par le dispositif MarchĂ© public simplifiĂ© sur prĂ©sentation du numĂ©ro de SIRET NON CritĂšres d'attribution Offre Ă©conomiquement la plus avantageuse apprĂ©ciĂ©e en fonction des critĂšres Ă©noncĂ©s dans le cahier des charges rĂšglement de la consultation, lettre d'invitation ou document descriptif. Type de procĂ©dure procĂ©dure adaptĂ©e. Date limite de rĂ©ception des offres 09 Mars 2021 Ă  1600. Date d'envoi du prĂ©sent avis Ă  la publication 11 FĂ©vrier 2021.
desoumissionner mentionnĂ©es aux articles L2141-1 Ă  L2141-5 du CCP y compris les piĂšces justifiant qu'il a satisfait Ă  ses obligations fiscales et sociales- et, pour tout achat d'un montant minimum de 5 000 € HT, les piĂšces prĂ©vues aux articles R. 1263-12, D. 8222-5 ou D. 8222-7 et D. 8222-8 et D. 8254-2 Ă  D. 8254-5 du code de travail..
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La solidaritĂ© est dĂ©finie par les articles 1200 et suivants du Code civil comme une garantie, donnant le droit au crĂ©ancier de rĂ©clamer Ă  n’importe lequel de ses dĂ©biteurs le paiement de la totalitĂ© de la dette. La circulaire de la dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle Ă  la lutte contre le travail illĂ©gal DILTI du 31 dĂ©cembre 2005 dĂ©finit, elle, la solidaritĂ© financiĂšre comme le mĂ©canisme visant Ă  rendre le donneur d’ordre redevable du paiement des sommes dues par l’auteur d’un travail dissimulĂ© ». A l’origine, le lĂ©gislateur avait limitĂ© le champ d’application de cette solidaritĂ© Ă  la fois sur les matiĂšres concernĂ©es et sur les personnes visĂ©es. Ainsi, la mise en Ɠuvre du mĂ©canisme de la solidaritĂ© financiĂšre ne pouvait porter que sur les impĂŽts, taxes et cotisations dus au TrĂ©sor Public et aux organismes de sĂ©curitĂ© sociale ou de mutualitĂ© sociale agricole et ne concernaient que les co-contractants d’un travailleur clandestin condamnĂ©s pour avoir recouru Ă  ses services premier alinĂ©a de l’article 7 de la loi n°72-649 du 11 juillet 1972 codifiĂ© Ă  l’article 1724 quater du Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts et Ă  l’article L. 324-14 du Code du travail. La loi n°91-1383 du 31 dĂ©cembre 1991 renforçant la lutte contre le travail clandestin et la lutte contre l’organisation de l’entrĂ©e et du sĂ©jour irrĂ©guliers d’étrangers en France a Ă©largi ce champ d’application de la solidaritĂ© financiĂšre. La solidaritĂ© du co-contractant du travailleur clandestin s’étend dĂ©sormais aux aides publiques et aux rĂ©munĂ©rations et charges salariales. Pour la premiĂšre fois en 1991, apparaĂźt aussi la notion de la responsabilitĂ© solidaire de celui dont la vigilance a fait dĂ©faut. La lĂ©gislation Ă©volue encore avec la loi n°97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcement de la lutte contre le travail illĂ©gal qui substitue Ă  l’expression de travail clandestin » celle de travail dissimulĂ© » et Ă©tend la solidaritĂ© financiĂšre des donneurs d’ordre » aux pĂ©nalitĂ©s et majorations. Ces modifications ont, Ă  chaque fois, Ă©tĂ© reprises Ă  la fois dans le Code du travail et dans le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts. Il a paru utile, dans le contexte actuel de crise, de faire un point sur les dispositions de la lĂ©gislation concernant cette solidaritĂ© pour dĂ©faut de vigilance, sa mise en Ɠuvre et enfin d’en apprĂ©hender les objectifs ainsi que les limites d’une application stricte. I / L’article 1724 quater du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts Ă©tablit une solidaritĂ© pour dĂ©faut de vigilance » Toute personne qui ne procĂšde pas aux vĂ©rifications prĂ©vues Ă  l’article L. 8222-1 du code du travail [
] est, conformĂ©ment Ă  l’article L. 8222-2 du mĂȘme code, tenue solidairement au paiement des sommes mentionnĂ©es Ă  ce mĂȘme article dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article L. 8222-3 du code prĂ©citĂ©. 1-1 / Les personnes visĂ©es L’article 1724 quater se rĂ©fĂšre explicitement Ă  l’article L. 8221-1 du Code du travail qui indique que Toute personne vĂ©rifie lors de la conclusion d’un contrat dont l’objet porte sur une obligation d’un montant minimum en vue de l’exĂ©cution d’un travail, de la fourniture d’une prestation de services ou de l’accomplissement d’un acte de commerce, et pĂ©riodiquement jusqu’à la fin de l’exĂ©cution du contrat, que son cocontractant s’acquitte 1° des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ; 2° de l’une seulement des formalitĂ©s mentionnĂ©es au 1°, dans le cas d’un contrat conclu par un particulier pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants. Les modalitĂ©s selon lesquelles sont opĂ©rĂ©es les vĂ©rifications imposĂ©es par le prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. » Les personnes concernĂ©es par la solidaritĂ© financiĂšre mise en place par l’article 1724 quater sont celles qui concluent un contrat d’un montant minimum 5000 euros hors taxe, qu’elles soient des particuliers ou des entreprises. Il s’agit donc des clients, des bĂ©nĂ©ficiaires de la prestation, ceux qu’on appellera plus gĂ©nĂ©ralement les donneurs d’ordre ». 1-2 / Les obligations de vĂ©rification exigĂ©es par le lĂ©gislateur Les vĂ©rifications obligatoires portent Ă  la fois sur l’existence des formalitĂ©s relatives Ă  l’activitĂ© immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou du rĂ©pertoire des mĂ©tiers, dĂ©claration auprĂšs des organismes sociaux et fiscaux et sur l’existence des formalitĂ©s relatives Ă  l’emploi salariĂ© absence de dĂ©claration prĂ©alable Ă  l’embauche, dĂ©livrance de bulletins de paie, dĂ©clarations relatives aux salaires et cotisations sociales. Ainsi l’article D. 8222-5 du Code du travail dispose que le professionnel contractant avec un prestataire français doit se faire remettre par son cocontractant, lors de la conclusion et tous les six mois jusqu’à la fin de son exĂ©cution 1° Une attestation de fourniture des dĂ©clarations sociales et de paiement des cotisations et contributions de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vue Ă  l’article L. 243-15 Ă©manant de l’organisme de protection sociale chargĂ© du recouvrement des cotisations et des contributions datant de moins de six mois dont elle s’assure de l’authenticitĂ© auprĂšs de l’organisme de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale. 2° Lorsque l’immatriculation du cocontractant au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers est obligatoire ou lorsqu’il s’agit d’une profession rĂ©glementĂ©e, l’un des documents suivants a Un extrait de l’inscription au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s K ou K bis ; b Une carte d’identification justifiant de l’inscription au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ; c Un devis, un document publicitaire ou une correspondance professionnelle, Ă  condition qu’y soient mentionnĂ©s le nom ou la dĂ©nomination sociale, l’adresse complĂšte et le numĂ©ro d’immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ou Ă  une liste ou un tableau d’un ordre professionnel, ou la rĂ©fĂ©rence de l’agrĂ©ment dĂ©livrĂ© par l’autoritĂ© compĂ©tente ; d Un rĂ©cĂ©pissĂ© du dĂ©pĂŽt de dĂ©claration auprĂšs d’un centre de formalitĂ©s des entreprises pour les personnes en cours d’inscription. Ces obligations diffĂ©rentes ou allĂ©gĂ©es existent aussi pour le professionnel contractant avec un prestataire Ă©tabli ou domiciliĂ© Ă  l’étranger ainsi que pour le particulier articles D. 8222-7 et D. 8222-4 du Code du travail. Cette vigilance doit s’exercer non seulement au dĂ©but du contrat mais aussi rĂ©guliĂšrement, tous les six mois. 1-3 / Qu’en est-il pratiquement ? Ces obligations et surtout ce suivi dans le temps semble difficile Ă  satisfaire surtout pour les petites ou moyennes entreprises faisant appel Ă  des sous-traitants. En effet, une fois les travaux ou les prestations commencĂ©es, obtenir des documents du prestataire ou du sous-traitant s’avĂšre plus difficile que lors de la signature du contrat initial. Lors de travaux ou prestations de longue durĂ©e, comment sont sensĂ©s rĂ©agir les donneurs d’ordre » ? Doivent-ils interrompre les travaux en cours et signaler cette difficultĂ© Ă  l’administration ? On imagine les difficultĂ©s Ă  mettre en Ɠuvre cette lĂ©gislation lorsque l’arrĂȘt des travaux ou prestations mettent en pĂ©ril l’entreprise elle-mĂȘme ou le particulier co-contractant d’un prestataire exerçant un travail dissimulĂ©. Or les consĂ©quences d’une absence de vĂ©rification sont lourdes sur le plan financier. II/ Mise en Ɠuvre de la solidaritĂ© pour dĂ©faut de vigilance »2-1 / Un ensemble de conditions nĂ©cessaires La mise en Ɠuvre de cette solidaritĂ© financiĂšre suppose la rĂ©union de certaines conditions le constat par procĂšs-verbal d’une infraction de travail dissimulĂ©, l’existence de relations contractuelles entre le donneur d’ordre et l’auteur du travail dissimulĂ©, le montant de la prestation, qui doit ĂȘtre Ă©gal ou supĂ©rieur au seuil prĂ©vu par l’article du Code du travail soit Ă  ce jour 5000 euros hors taxe. Si ces trois conditions sont rĂ©unies, la solidaritĂ© peut ĂȘtre mise en Ɠuvre si la personne a mĂ©connu les obligations de vĂ©rification prĂ©vues par les dispositions de l’article L. 8222-1 du Code du travail. 2-2 / L’action en recouvrement des crĂ©anciers La dette est Ă©tablie par l’administration ou l’organisme crĂ©ancier qui dĂ©termine la personne envers laquelle l’action en recouvrement sera mise en Ɠuvre. Plusieurs options leur sont offertes. Ils peuvent agir auprĂšs du dĂ©biteur principal, c’est-Ă -dire l’auteur du travail dissimulĂ©, de façon cumulative dĂ©biteur principal + dĂ©biteur solidaire ou exclusive dĂ©biteur principal ; - du dĂ©biteur solidaire, c’est-Ă -dire le client ou le donneur d’ordre, de façon cumulative dĂ©biteur principal + dĂ©biteur solidaire ou exclusive dĂ©biteur solidaire. Il est important de souligner que l’engagement de la solidaritĂ© n’est pas subordonnĂ© Ă  l’impossibilitĂ© du recouvrement Ă  l’égard du redevable principal. Le crĂ©ancier peut donc agir exclusivement Ă  l’encontre du dĂ©biteur solidaire. 2-3 / Quels sont les risques financiers encourus ? Les sommes concernĂ©es par la solidaritĂ© financiĂšre sont les suivantes les impĂŽts et les taxes, y compris les pĂ©nalitĂ©s et les majorations ; les cotisations et les contributions obligatoires, y compris les pĂ©nalitĂ©s et les majorations, exigibles envers les organismes de protection sociale URSSAF et CGSS, MSA, caisses de retraite complĂ©mentaire, caisses de prĂ©voyance, ASSEDIC, etc. ; les rĂ©munĂ©rations dues aux salariĂ©s et les charges affĂ©rentes. La responsabilitĂ© solidaire du donneur d’ordre est nĂ©anmoins limitĂ©e Ă  la fraction des sommes dues par l’auteur du travail dissimulĂ© et correspondant aux prestations rĂ©alisĂ©es pour lui proportionnellement Ă  leur valeur et non pour la totalitĂ© des dettes de l’auteur de travail dissimulĂ©. La solidaritĂ© n’est donc pas celle, totale, du Code civil. Ainsi, chaque crĂ©ancier peut rĂ©clamer au dĂ©biteur le montant des seules sommes qui lui sont personnellement dues et dans la limite d’un prorata dont le calcul diffĂšre en fonction de la nature des dettes Pour les dettes fiscales, le prorata est calculĂ© par rapport au chiffre d’affaires de l’entreprise, le cas Ă©chĂ©ant aprĂšs reconstitution des recettes, pour l’annĂ©e de rĂ©alisation de la prestation. Dans le cas d’une opĂ©ration de sous-traitance visĂ©e Ă  l’article L. 324-14-1 du Code du travail, la valeur des travaux rĂ©alisĂ©s s’apprĂ©cie par rapport au contrat conclu entre l’entreprise principale titulaire du marchĂ© et le sous-traitant. Pour les dettes sociales rĂ©munĂ©rations et cotisations sociales, le prorata est calculĂ© par rapport au temps de travail et Ă  la masse salariale affectĂ©s Ă  la rĂ©alisation de la prestation irrĂ©guliĂšre. III/ Les objectifs et les limites La solidaritĂ© financiĂšre entre co-contractants est Ă  la fois inscrite dans le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts et dans le Code du travail. Cette double inscription se justifie par les deux motifs principaux Ă©voquĂ©s pour justifier de sa mise en place. 3-1/ Premier objectif avancĂ© la lutte contre le principe du travail clandestin Dans la circulaire interministĂ©rielle DILTI du 31 dĂ©cembre 2005, l’idĂ©e Ă©tait que la lutte contre le travail dissimulĂ© ne devait pas viser seulement Ă  mettre en cause la responsabilitĂ© des auteurs immĂ©diats de cette dĂ©linquance Ă©conomique et financiĂšre. Il s’agissait, pour agir efficacement, de rechercher celle des donneurs d’ordre qui sont souvent les vĂ©ritables bĂ©nĂ©ficiaires et les instigateurs des pratiques frauduleuses gĂ©nĂ©ratrices d’une importante Ă©vasion sociale et fiscale. Les dispositions affĂ©rentes au dĂ©faut de vigilance » auraient donc comme objectif premier de lutter efficacement contre le travail dissimulĂ© et l’exploitation des sous-traitants par les donneurs d’ordre. 3-2/ Second objectif avancĂ© la prĂ©servation des intĂ©rĂȘts financiers du TrĂ©sor et des organismes sociaux C’est, semble-t-il, le vĂ©ritable enjeu de ces dispositions qui, rappelons-le, sont Ă  la fois prĂ©sentes dans le Code du travail et dans le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts. Le lĂ©gislateur a voulu permettre une action autre que pĂ©nale qui permette de prĂ©server les intĂ©rĂȘts du TrĂ©sor et des organismes sociaux en facilitant le recouvrement des crĂ©ances. Ainsi, il rĂ©sulte des travaux parlementaires sur cette question que cette solidaritĂ© financiĂšre donne 
 une garantie supplĂ©mentaire d’obtenir le paiement des sommes dues, ce qui paraĂźt particuliĂšrement nĂ©cessaire compte tenu des risques importants d’insolvabilitĂ© des personnes se livrant au travail clandestin ». Le Conseil constitutionnel dans sa dĂ©cision n° 2015-479 QPC du 31 juillet 2015 a relevĂ© que cette solidaritĂ© constitue une garantie pour le recouvrement de la crĂ©ance du TrĂ©sor public et de celle des organismes de protection sociale » cons. 8. Ainsi, dĂšs lors qu’une infraction de travail dissimulĂ© est constatĂ©e par procĂšs-verbal, l’administration fiscale ou les organismes sociaux ont en effet tout intĂ©rĂȘt Ă  rechercher la solidaritĂ© du donneur d’ordre » 3-3/ Des objectifs garantis par la position du Conseil Constitutionnel Saisi par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalitĂ© QPC, le Conseil constitutionnel a, dans sa dĂ©cision n° 2015-479 QPC du 31 juillet 2015, dĂ©clarĂ© le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 8222-2 du Code du travail conforme Ă  la Constitution, sous la rĂ©serve Ă©noncĂ©e au considĂ©rant 14. L’analyse de sa dĂ©cision dĂ©montre Ă  quel point cette solidaritĂ© financiĂšre est considĂ©rĂ©e comme permettant de prĂ©server l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral en luttant contre le travail dissimulĂ© et ses consĂ©quences financiĂšres. Sur la totalitĂ© des griefs, mĂ©connaissance des principes de prĂ©somption d’innocence, d’individualisation, de proportionnalitĂ© des peines, du principe de responsabilitĂ©, du droit de propriĂ©tĂ© et de la garantie des droits et du principe d’égalitĂ© devant la justice, seul ce dernier a donnĂ© lieu Ă  une rĂ©serve d’interprĂ©tation. Ainsi, le principe de la solidaritĂ© du paiement des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations dus par celui-ci au TrĂ©sor ou aux organismes de protection sociale Ă©noncĂ© par l’article 1822-2 du Code du travail par toute personne qui mĂ©connaĂźt les dispositions de l’article L. 8222-1, ainsi que toute personne condamnĂ©e pour avoir recouru directement ou par personne interposĂ©e aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ©, est tenue solidairement avec celui qui a fait l’objet d’un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ© » a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© conforme Ă  la Constitution sous rĂ©serve que le donneur d’ordre soit en mesure de contester la rĂ©gularitĂ© de la procĂ©dure ainsi que le bien-fondĂ© et l’exigibilitĂ© des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires, ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations y affĂ©rentes au paiement solidaire desquels il est tenu ». En revanche, le grief portant sur le principe de responsabilitĂ© qui semble le plus malmenĂ© dans la mise en Ɠuvre d’une solidaritĂ© financiĂšre n’a pas Ă©tĂ© retenu. Le Conseil constitutionnel a invoquĂ© une fois de plus le motif de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui permet au lĂ©gislateur, sans dĂ©roger au principe constitutionnel de responsabilitĂ© pour faute, d’amĂ©nager les conditions dans lesquelles cette responsabilitĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e. Ainsi, il affirme dans son considĂ©rant 9 que la loi peut instituer une solidaritĂ© de paiement dĂšs lors que les conditions d’engagement de cette solidaritĂ© sont proportionnĂ©es Ă  son Ă©tendue et en rapport avec l’objectif poursuivi par le lĂ©gislateur » Il a ensuite jugĂ© que, dans la mesure oĂč le non-respect des obligations de vĂ©rifications prĂ©vues Ă  l’article L. 8222-1 du Code du travail pouvait ĂȘtre regardĂ© comme ayant facilitĂ© la rĂ©alisation de ce travail dissimulĂ© ou ayant contribuĂ© Ă  celle-ci » , et la solidaritĂ© financiĂšre Ă©tait limitĂ©e en application des dispositions de l’article L. 8222-3 du Code du travail Ă  due proportion de la valeur des travaux rĂ©alisĂ©s, des services fournis, du bien vendu et de la rĂ©munĂ©ration en vigueur dans la profession », le lĂ©gislateur n’a pas portĂ© une atteinte manifestement disproportionnĂ©e au principe de responsabilitĂ© en instaurant la responsabilitĂ© solidaire contestĂ©e et en faisant porter cette responsabilitĂ© sur de telles sommes. Il est Ă  noter que, dans le considĂ©rant susvisĂ©, le Conseil constitutionnel estime que le donneur d’ordre qui n’a pas respectĂ© ses obligations de vĂ©rification et celui qui a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir recouru directement ou par personne interposĂ©e aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ© jouent un rĂŽle identique dans la facilitation de la rĂ©alisation d’un travail dissimulĂ© ou la contribution Ă  celle-ci. Il renforce ainsi le mĂ©canisme de la solidaritĂ© financiĂšre en jugeant que la simple mise en Ă©vidence par l’administration fiscale ou les organismes sociaux, de l’absence de vigilance d’un co-contractant peut avoir les mĂȘmes consĂ©quences financiĂšres qu’une condamnation par un juge, condamnation qui exige pourtant le dĂ©roulement d’une procĂ©dure judiciaire. IV/ Conclusion En conclusion, les dispositions de l’article 1724 quater du Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts et du second alinĂ©a de l’article L. 8222-2 du Code du travail allĂšgent singuliĂšrement la charge de la preuve pour les administrations fiscales et sociales en matiĂšre de recouvrement puisqu’elles ne sont pas tenues de dĂ©montrer la faute ou la complicitĂ© pour rĂ©clamer au donneur d’ordre les sommes dues par le sous-traitant. Le simple dĂ©faut de vigilance » est suffisant. Cette vigilance Ă©tant parfois trĂšs difficile Ă  mettre en pratique, surtout dans le cas de donneurs d’ordre » fragiles Ă©conomiquement, la tĂąche de ces administrations est donc relativement aisĂ©e. Si le principe de la crĂ©ance est justifiĂ©, le donneur d’ordre » mis en cause pour non vigilance » et qui s’est acquittĂ© du paiement des sommes exigibles en application du 1° de l’article L. 8222-2, ne dispose plus, pour se dĂ©fendre, que des rĂšgles de droit commun en matiĂšre de solidaritĂ©, soit l’engagement d’une action rĂ©cursoire contre le dĂ©biteur principal et, le cas Ă©chĂ©ant, contre les codĂ©biteurs solidaires. En sus de la sĂ©curitĂ© financiĂšre non nĂ©gligeable pour le TrĂ©sor public et les organismes de sĂ©curitĂ© sociale, ces dispositions tĂ©moignent, de la part de l’État, d’une vision biaisĂ©e de notre Ă©conomie ainsi le donneur d’ordre est forcĂ©ment celui qui exploite » et tire parti financiĂšrement du travail dissimulĂ©. Le lĂ©gislateur omet de considĂ©rer les diffĂ©rences notables existant dans les relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants et leur interdĂ©pendance souvent rĂ©elle dans les petites ou moyennes structures. Il nous reste Ă  espĂ©rer que ce point de vue du lĂ©gislateur soit modulĂ© et Ă©largi dans les annĂ©es Ă  venir et que les difficultĂ©s des petites et moyennes entreprises, premiĂšres crĂ©atrices d’emplois et de richesses soient mieux prises en compte. Dans le cas contraire, l’État court le risque, en voulant assurer Ă  tout prix le recouvrement de ses crĂ©ances existantes, de tarir la principale source de ses crĂ©ances futures. En effet, les entreprises en difficultĂ©s n’ont jamais Ă©tĂ© de bons contribuables. Sources Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts Code du travail Circulaire interministĂ©rielle DILTI du 31 dĂ©cembre 2005 relative Ă  la solidaritĂ© financiĂšre des donneurs d’ordre en matiĂšre de travail dissimulĂ© Commentaire par le Conseil Constitutionnel de la dĂ©cision n°2015-479 QPC du 31 juillet 2015 Edition Francis Lefebvre-Documentation experte-recouvrement
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